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20 septembre, 2008

le net

Classé dans : perso — ¤ @ 9:50

je suis une bébé-internaute.. je n’ai qu’un an de pratique
je suis arrivée là tout à fait par hasard.. je crois bien que je ne savais même pas que ça existait
et je me suis lancée là comme un chiot-tout-fou.. croyant que j’étais dans mon antre et que j’étais à l’abri.. que tout le monde me ressemblait.. que nous étions à armes-égales
j’avais tout faux.. j’ai mis longtemps à le réaliser
j’ai cru à l’authenticité.. j’ai cru que c’était la vie à ma portée..
j’ai cru y faire des rencontres.. des cop’s.. comme à la cafet’ ou dans la rue.. j’ai cru que c’était la vie
alors il y avait monsieur campagnol.. monsieur dedalus.. monsieur P’titLU.. monsieur Bruno.. monsieur Lord Nithorynque.. monsieur Pescaloun.. des gens quoi.. des gens normaux
j’adorais
et puis des filles aussi.. madame Ardente Patience.. madame elsa.. madame  Artémisia.. madame naoko.. des copines quoi
j’étais heureuse.. j’étais comme dans la vie.. insouciante et légère
et puis ça s’est plombé
certain(e)s m’ont jugée.. d’autres m’ont haïe.. pas pour ce que j’étais.. pour ce que j’écrivais
il m’est resté de vrais copains.. de vraies copines.. jpd.. capeldaze.. zazie.. nonna
les autres sont restés dans leur trou.. secrets.. terrés.. et là j’ai compris
le net n’est qu’une vitrine.. ou presque toutes les rencontres sont des fleurs artificielles.. des poulets en plastique.. des feus de cheminée qui ne réchauffent que ceux qui rêvent
le net.. faut s’en méfier.. ou bien on est solide.. ou bien on est broyé
je suis solide.. mais il me faut tout
:-)

et puis il m’est resté héron Gris.. un des hommes de ma vie.. parce qu’il n’a jamais failli.. parce que comme tous les hommes de ma vie.. je ne sais pas qui il est.. mais il a résisté

un texte de dedalus.. très important.. très vrai.. qui raconte un épisode de ma oueb-partie.. et qu’on peut retrouver

« La Place du Village a fermé ses portes

C’était un lieu unique sur l’internette, une petit place dans un petit coin ensoleillé du oueb et sur lequel le voile obscur vient de retomber.La Place du Village,  le net dans perso terrasse-blogc’était l’intiative heureuse du héron Gris, à la fin mars 2007, je crois. D’abord en parallèle du blog de François Mitterrand, cuvée 2007, puis en substitut lorsque ce dernier sembla perdre en pureté – disons-le ainsi. On y parlait d’abord de politique, mais pas seulement. De tout, souvent de rien. Des amitiés se tissèrent là-bas, quelques inimitiés aussi. Certains passaient de préférence à l’heure de l’apéro, quand d’autres venaient y prendre leur petit café du matin. Car, croyez-le si vous voulez, on y mangeait et on y buvait. On y dansait, même, et certaines nuits, gloussements et roucoulements se faisaient entendre. Il y eut plusieurs époques – grandeurs et décadence, serais-je tenté de dire, mais je ne suis pas un observateur suffisamment neutre pour qu’on puisse accorder crédit à mon jugement. Disons seulement qu’il aura sans doute été plus aisé de maintenir harmonie et bonne humeur quand l’heure était au combat et l’ennemi largement commun, qu’à celle du bilan aux lendemains d’une défaite cruelle, qu’à celle où il s’agissait de se relever et de reconstruire, qu’à celle enfin où – je m’autorise ce raccourci – si vous n’êtes pas pro-Ségolène vous êtes anti (et inversement !).Et ainsi, malgré un maître de cérémonie dont la finesse et l’ouverture d’esprit le disputait à la grandeur d’âme, il advint là-bas ce qui semble inévitable dans toute communauté où prédomine les enjeux politiques : les positions se crispèrent, les camps se formèrent et la sclérose à la fin l’emporta, mettant un point final à l’expérience.Qui fut belle pourtant, et largement réussie – c’est-à-dire autant qu’elle pouvait l’être, sinon davantage. Car il s’est produit là-bas très précisément ce qui rend irrespirable l’engagement politique, c’est-à-dire le militantisme actif, que ce soit à droite ou à gauche, au PS ou chez les Verts, chez les trotskistes ou bien les marxistes, ou même dans une association de parents d’élèves ou de quartier, pour la défense d’un environnement, la défense du droit au logement ou la lutte aux côtés des sans-papiers : le pouvoir corrompt.Le pouvoir corrompt et pas seulement ceux qui l’exercent, ni seulement ceux qui l’espèrent pour eux-même, tous ceux, surtout, qui prennent une part active dans le jeu politique qu’implique la lutte pour le pouvoir, nécessaire à la progression des idées et des causes qu’elles soutiennent. C’est que les lieutenants sont pire que les chefs et les petits soldats plus acharnés que leurs lieutenants.

C’est en réalité que la nature humaine est ainsi faite qu’elle ramène en fin de compte toujours tout à des histoires d’amour, donc à l’égo et à la jalousie.

Faire de la politique autrement, voilà l’utopie. Et puisqu’il s’agit d’une utopie, l’essentiel est de n’y jamais renoncer.Je vous salue, héron Gris, et vous remercie. Bonne route à vous. »

pourquoi je remets ce texte?.. parce que je ne savais même pas que j’avais vécu tout ça.. que c’est dedalus.. par son talent ..qui m’a fait prendre conscience que nul n’existe qu’il n’en touche un autre

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