12 août, 2009

Le Temps Qu’il Reste – Élia Suleiman

Classé dans : cinéma — ¤ @ 20:16

Il est un pays où Certains vivent un véritable cauchemar parce que d’Autres ont décidé de réparer leurs ignominies et d’Autres de satisfaire leur rêve

c’est comme ça.. c’est la loi du plus fort .. du plus riche.. du mieux armé .. la vieille suprématie du colonialisme flamboyant

c’est bien de demander pardon .. de reconnaître ses fautes publiquement..  ça ne mange pas de pain comme dirait l’autre .. et puis à l’occasion ça permet de récolter quelques bulletins pour satisfaire ses ambitions

c’est bien aussi d’avoir un laboratoire humain sous la main.. c’est pratique de pouvoir faire quelques essais en passant

oui.. il existe un pays où l’Homme .. s’il n’est pas « bien-né » n’est pas tout à fait Homme.. juste Palestinien

Image de prévisualisation YouTube http://www.youtube.com/watch?v=aV8LLiyHHhc

Elia Suleiman raconte en quatre tableaux .. l’histoire de sa famille depuis 1948

chacun des tableaux montre le  cynisme ..  l’humiliation ..  la violence ..  mais aussi le dérisoire.. le désespoir tranquille

très drôle cette scène où cet homme qui  .. à chaque revers des Palestiniens .. tente de s’immoler par le feu .. mais qui n’y parvient jamais.. à cause de ces sacrées allumettes

ou cette autre où un jeune qui est suivi par le canon d’un tank ..  arpente tranquillement la rue de long en large en téléphonant.. comme indifférent .. comme anesthésié

non.. ce n’est pas un film partisan.. c’est un film qui par sa poésie et sa drôlerie surligne parfaitement la crétinerie de certains abrutis .. c’est un film où Élia Suleiman nous dit poétiquement combien   Palestiniens  et Israéliens .. tous .. se demandent pourquoi ils sont dans cette galère sans issue

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Le Temps Qu’il Reste – Élia Suleiman

autres extraits

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info sup : les comm’ de Lord Nithorynque dont un que voici

Je l’ai vu mercredi, je crois que c’est le plus beau de ses trois longs métrages, moins vindicatif qu’Intervention divine (il n’est pas pour autant dans le renoncement, plutôt dans la résistance passive et têtue), moins théorique aussi, plus sobre (ainsi la scène poético-onirico-symbolique du film, celle du saut à la perche, avec son trucage discret, scène courte et muette, qui passe comme une respiration, que rien ne vient alourdir).

Il montre également l’engloutissement d’un monde, d’un lieu, d’une communauté, d’une identité (les séquences lumineuses de 1948, très « ligne claire » sur le plan de la photo, et à la narration presque linéaire ; les rues semblent mener encore quelque part) dans un univers devenu très vite atomisé (chaque cadre enferme, chaque scène est réduite à une cellule, le film comme concaténation de cellules isolées), inhabitable (les plans frontaux, l’absence de lignes de fuite) et privé de réalité (pas de raccords spatiaux).

J’aime comme vous son humour burlesque-triste (le film est parsemé de gags discrets, entre Tati et Keaton, généralement basés sur l’itération dans un monde où tout se répète, avec quelques variations (depuis les conflits armés jusqu’aux lentilles de la tante qu’on jette à la poubelle), et qui donne le sentiment de ne pas avoir de prise sur les choses (les trafics d’armes du père, qui se poursuivent au fil du temps, toujours hors-champ, et dont on ne voit jamais de conséquence autre que la fouille de l’appartement par des policiers palestiniens).

J’aime enfin que le film commence avec l’impressionnante séquence métaphorique du taxi (chacun dans son rôle : chauffeur israélien qui ne sait plus où il est, passager palestinien silencieux) perdu au milieu des échangeurs routiers par une nuit d’apocalypse, et qu’il se termine avec le choix (assez extraordinaire) de cette reprise électro de « Staying Alive » (rester vivant !…) sur le générique de fin.

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