11 septembre, 2009

un an déjà

Classé dans : éphémer-actualité — ¤ @ 6:15

il y a un an que j’ai ouvert ce blog .. le temps passe vraiment vite

j’avais pensé vous indiquer

mon premier billet 

le plus lu 

le plus commenté 

celui que je préfère 

le plus perso 

le plus grossier  

le plus scolaire 

le plus sifflé 

le plus chaud 

le plus drôle 

le plus savoureux  

le plus sympa 

le plus politique 

et puis .. comme il se fait parfois .. j’aurais aimé que nous nous attardions un peu .. 

ici 

ou là  

  ou là   

*********************************************** 

mais cette nuit un bloggeur a déposé un poème dans mon autre  chez moi  .. alors.. j’ai envie de partager avec vous mon émotion

********************************************************************

Les amis inconnus

Les amis inconnus 

Il vous naît un poisson qui se met à tourner
Tout de suite au plus noir d’une lame profonde,
Il vous naît une étoile au-dessus de la tête,
Elle voudrait chanter mais ne peut faire mieux
Que ses sours de la nuit, les étoiles muettes.

Il vous naît un oiseau dans la force de l’âge
En plein vol, et cachant votre histoire en son cour
Puisqu’il n’a que son cri d’oiseau pour la montrer,
Il vole sur les bois, se choisit une branche
Et s’y pose ; on dirait qu’elle est comme les autres.

Où courent-ils ainsi ces lièvres, ces belettes,
Il n’est pas de chasseur encore dans la contrée
Et quelle peur les hante et les fait se hâter,
L’écureuil qui devient feuille et bois dans sa fuite,
La biche et le chevreuil soudain déconcertés ?

Il vous naît un ami et voilà qu’il vous cherche,
Il ne connaîtra pas votre nom ni vos yeux,
Mais il faudra qu’il soit touché comme les autres
Et loge dans son cour d’étranges battements
Qui lui viennent des jours qu’il n’aura pas vécus.

Et vous que faites-vous, ô visage troublé,
Par ces brusques passants, ces bêtes, ces oiseaux,
Vous qui vous demandez, vous, toujours sans nouvelles :
Si je croise jamais un des amis lointains
Au mal que je lui fis, vais-je le reconnaître ?

Pardon pour vous, pardon pour eux, pour le silence
Et les mots inconsidérés,
Pour les phrases venant de lèvres inconnues
Qui vous touchent de loin comme balles perdues,
Et pardon pour les fronts qui semblent oublieux.

(Jules Supervielle)

merci Pallaksch

1...34567...24

Nouvelle-France au Mexique |
La vie à West-Cappel |
Commémoration de la Nakba à... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | congobasta
| les requins
| zimesque